Julien Clerc Partir
envoyé par davidharry. - Regardez d'autres vidéos de musique.
C'était écrit mais je n'ai pu voulu le lire : on ne doit rien à la vie, c'est elle qui nous doit
tout.
Il faut la voir venir, comme une chienne, te lécher les mains et te couiner sa faim. A toi de la rassasier de ta solitude, de l'enivrer de tes envies et de l'emmener sur les chemins du destin
où l'on voyage avec son hasard à la boutonnière.
Mais je n’ai pas été vigilante, je l’ai trop bien soigné, elle m’a traîné le coeur et m’a ralenti dans mon inexorable périple. Elle m’a enchristé dans une béatitude que je croyais mienne et qui n'était qu' hallucination d'un sentiment abusif.
Je suis fun en bulles de l'imaginaire, avec des embryons pleins les poches et je fredonne à tue tête des chants désespérés.
Il n'y a pas de rêves bleus, mais que des bleus à l'âme, à lames tranchantes qui dissèquent illico la moindre lucidité d'une conscience
neurasthénique.
On dit que c'est injuste, je réponds que c'est un juste retour d'une rage orageuse qui éclaire de sa foudre une non-existence cyclonique.
Nous n'appartenons pas au monde des vivants, nous sommes une représentation ectoplasmique de la laideur, l'aide heurte mon extase égocentrique réfugiée dans mon cerveau lent, je déments
être une aimante aimant, pourtant mon coeur est en faire valoir, couleur rouille.
Certains crépuscules choisissent d’éjaculer d'un jet d'or l'aurore, leur foutre a une saveur de survie, ils n'ont rien d'autre qui se conjugue avec la vie.
Pour moi, il est temps de retrancher mes illusions existentielles de la facture virtuelle finale, je dois que dalle.
Vague à larmes ….
Vague à larmes ramolli l'écueil de mes infortunes.
Entendez le fracas des tourments qui se disloquent lorsque la mer vide son ressac.
Décomposition hydraulique des jours anciens où viennent s'attrister mes mirettes d’enfant perdue.
Clarification océanique d'une énergie copieusement falsifiée aux placebos d'une ordonnance délivrée par une négation chagrine.
Ecume salée d'une exaltation qui se redécouvre sous les sunlights d'un horizon mordoré et sous l'oeil unique d'un typhon cinématographe.
Silence, on détourne l'ennui de mes jours vers des nuits ajourées aux étoiles de velours.
Regardez, les vitrines se remplissent de l'exil de mes allégresses, déstockage immédiat et remise aux caisses pour tout sourire acheté et payé avec l'écot de mes peines, puisé â même la bourse
de mes souvenirs.
Vous serez quelques-uns à extraire ma moelle abstraite et l'offrir en pâture aux oiseaux de mauvaise augure …
Phodile … or not faux deal …
Ma plume est anonyme et je ne suis pas Corneille mais mes mots sont à vos hymnes, ils se formulent avec
des sons cristallisés à l'encre de ma voix.
On ne me lit pas, Madame, on m'écoute.
Non, on ne me lit pas, Monsieur, on m'écoute.
Mes croassements se croisent et déraillent à l'infini, le train-train se locomotive et brûle dans ses chaudières ces oripeaux de malheur dont les hommes ont affublé mon plumage, une volute
sacrale s'exhale et s'indépendance dans cette constellation chère à Ptolémée.
Tout est question de perception, on habille d'apparence son existence pour qu'elle ne crève pas dans la froidure d'un esprit cassé, enneigé de lassitude.
Mais bien souvent il y a plus de substance authentique dans le cri cuivré de cet oiseau noir, qui s'électrise, loin de vos zones franches, que dans le chant mélodieux à la soi-disant tessiture
de bonheur du rouge-gorge.
Alors ne nous subordonnons pas l'intraduisible, on part vers sa destinée comme on voyage dans ses rêves, illusion incandescente qui consume l'adolescence. Ne réveillez pas un enfant qui
dort.
Silence ténébreux qui enveloppe mes nuits et mes jours, exactitude intemporelle qui sonne à mon horloge, vacarme gominé qui se recoiffe à l'ancienne, mélancolie s'fichant pas mal des souvenirs
blêmes, coeur désert au sable de synthèse, ego scarifié à la lame de mes peines, esprit centrifugé d'une trajectoire incertaine, en un mot Moi.
Ma poubelle est pleine et je décampe.
On ne me comprend pas, Madame, on m'aime.
Non, on ne me comprend pas, Monsieur, on m'aime.... Ou pas…
L’Ô sature ….
Mon entendement est en rupture
Ma volonté se courbature
A atteindre le point d'usure
Mon attention n'a plus de capture
Mon regard absent rature
La moindre en vie future
D'une quelconque relecture
De mon existence sans angusture
En fait je ne suis que déstructure
Mon inspiration est en déconfiture
Mon écriture n’a plus de facture
Et ma plume n’est que fioriture
Je n'ai même plus de signature
Il est bien question de fermeture
D'un esprit qui a besoin de villégiature …..
Ceci est mon ultime écriture, mon encre volcanique issue de cette incroyable éruption sensorielle
hors du commun va définitivement se figer.
Il est temps de soigner toutes les brûlures, de refermer toutes les blessures
J'ai été conçue en noir et blanc dans une contexture de plomb, comment ais-je pu me croire diamant, une
erreur monumentale de cristallogène.
Quelle ironie !
Vouloir partager authentiquement, de toutes mes facettes, mon ego soi-disant irisé et me retrouver devant mes propres peurs, mes propres incohérences. …
Et tout plaquer d'un revers de l'âme…. quelle femme admirable je suis !
Je plaide coupable et ne demande aucune indulgence, mon existence n'est qu'une usure passion.
L’échafaud du con damné …
On a fouillé mon bagage intellectuel, confisqué toute cette matière grise soi-disant prohibée, cette âme noire qui a fourni l'arme blanche à un esprit séditieux.
"J’ai découpé, torturé, éventré, dépecé et même crucifié les mots que j’ai croisé, anéantis des générations de syntaxe, vous êtes la honte grammaticale. Oui, j’ai osé ces attouchements de virgules sur des phrases moribondes, le pire nécrophage de l'écriture" :
COUP’ABLE
Coupable: c'est quand on renifle l'odeur glaciale du couperet, fait de cet acier de sans, que le terme prend
toute sa valeur symbolique et tant pis pour l'étymologie, on est coupable comme on est sécable, on n'y coupe pas.
Il faut dire que j'aurais dû être plus aiguisée, il n’y aurait pas eu lieu de trancher.
De toute manière, j'ai toujours été divisée en deux dans l'approche de l'existence.
Comment faire la différence entre le mien et le bal quand on contre pète plus haut que son génie.
Perdre la tête pour avoir tourné celle de ceux qui l’ont perdu pour mes dentelles qui froufroutent et d’avoir balafré leur libido à grand coup de pourquoi pas.
Voilà, l'heure approche et j'espère que vous resterez partagé et pas trop à couteaux tirés (par mes je vœux… bien sûr ...)
Sanction immédiate, liquéfaction de la moindre parcelle existentielle, évaporation d'une identité mal négociée et néanmoins gorgée d'amour d'une incroyable réalité.
Incapable de diffuser mon je vœu « S’aimer les Uns les Autres », je le garde au plus profond de mes rêves d'enfant ….
Et je vais telle une mouette solitaire regagner la stratosphère de mon imaginaire, imprégné, à jamais, de
vos fragrances.
.
Instants tanés …
Il arrive parfois que l'on fasse le black-out,
que l'on s'installe dans cette chambre noire,
on développe les dernières photos stockées dans sa tête,
tous ces négatifs que l'on a osé positiver dans son coeur.
Les passer au révélateur de sa propre existence.
Les plonger dans ce bain d'arrêt préparé à base d'espérance,
une dose de joie et quelques gouttes de souffrance.
Il est temps de les fixer d'un oeil objectif de préférence,
pour s'orienter vers la brillance d'un instant d'éternité.
Enfin de nouveau la lumière, quelques pince-sans-rire,
et les voilà accrochées à la fibre synthétique de sa vie.
Le séchage se fait nostalgique, le tirage sur papier cosmique.
Le noir et blanc se cristallise à la Man Ray.
On les range dans l'album d'une transition manquée
que l'on glisse et que l'on sert fort sous son bras
et on s'éloigne...sans se retourner...à petits pas. ...
Je demande humblement pardon à Celles et Ceux qui croiront à un abandon...
Mais j'ai pris le dédale des partances, marchant d'un pas indubitable vers un destin qui n'a d’importance que pour moi, conclusion d'une vie évidée de sa substance.
La sortie est assortie aux « âmes orties » amorties,
Écho surréaliste d'une lassitude d'esprit…
Les mots, les maux, le mal,le mâle….
Tiens tiens ! Je vais me faire la malle….
Il est temps maintenant...
de casser ma plume...
et de refermer mes encriers …
9 février 2010
OdileG©
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