Quant résonnent les douze coups de minuit, en ce jour commémoratif, le silence, en maître de cérémonie
projette sur l’écran de la nuit à la lumière du phare :
« Le test’amant d’une histoire éphémère en vie des mots »
Les mots sont je. Songe d'un esprit à l'éveil paradoxal. Voyelles évaporées dans la
chaleur sulfureuse d'une calligraphie vulcanienne; Consonnes aspirées d’une celtique fumée par un hareng, coquin de saur … Con sidérée comme vulgaire mégot de t’abas de
contrebande par ton égo mégalo de je t’aime mâle au net. Volutes se volatilisent en battement d’elle, au tic tac de ton horloge qui n’a donné que leurre. ton je ne vaut pas le
chand’elle
Les mots sont tu. Sont tus, se taire. C'est le moment de les écouter, de
t'écouter; de lire, de te délire. Mais point de futur sur nos blessures passées, rupture de trajectoire d'une dangereuse séduction, conduite en état de maladresse et plongeon fatidique dans la
mer des légendes, fosse abyssale des oubliés. Ivresse livresque des profondeurs, le monde du silence d'une page blanche.
On murmure que les mots tuent, alors motus !
Les mots sont il. Île, où vagabondent les soupirs naufragés d'une histoire noyée
dans un vers d’illusion. Île, où se mélancolisent les baisers, aux souvenirs glorieux, sur ces lèvres qui paraissent exangues et qui paressent sur la dérive d'un désir continent. Île, où, à
l'ex-il condamné à errer dans le désert de mon silence, se succède un Robinson issu de mon imaginaire pour tenir à dix stances la l’arme qui déclencherait des plaies ires land en légende
mais ne me parlez surtout plus de vendredi qui n’a à vendre que du dédit. Il y a des termes qui s'émotionnent à l'extrême et qui se raturent des mémoires sentimentales.
Cet il est à jamais inconnu.
Les mots sont elle. Ailes de velours d'un oiseau à la
patte gauche alliancée. Oiseau du malheur qui se pose sur cette dépendance passionnelle, qui te déchire le coeur à grand coup de bec kaolin et qui, de ses serres de pré dateur, s'échinent à
remodeler ton à venir pour un voyouvoyage des astres certain. Oiseau du bonheur qui se pose .......... Le choix t’appartient, à part tenir ?
Peu importe, tu ne tiens à rien si ce n’est à ton appart’ tenance hier qui t’assurent tes demain de gigue eau l’ô légal .
Les mots sont nous. Nous, c'est la somme qui nous réunit une même nuit, sur le
bonhomme de chemin du hasard le toi et le moi, le toit et l'émoi dans le Plume art. Je pose l'un sur l'autre et je retiens l'amour. Nous, c'est un pas de deux sur une mélodie, aux notes
érotiques et qui se joue à quatre mains. Mais il est poète maudit au pays dément songe. Le tremblement se fait soudain, fissure les âmes chagrines et les disperse au-delà des pensées
les plus intimes. Les dés sont jetés, un dé ment, un de nous ment.
Quel dénouement !
Les mots sont vous. Sont voués à un étrange sacrifice
scriptural. Le vocable devient spectral et hante mon écriture de ses lettres animistes. La maîtrise n'est plus de mise, la locution s'émancipe et mon procès-verbal condamne ta conjugaison,
il est bien question d'une mort littéraire. On devrait vivre à rebours, compteur au fond de la rétine; plus de surprise, à zéro fermeture définitive et salut l'artiste.
Je vous emprunte ces quelques vers, Monsieur Brassens, pater austère dans la cathédrale des illusions perdues, ex-voto brisé.
J’ai l’honneur de ne pas te demander ta
main
Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin …
Les mots sont il et elles. J'écris de tout mon être, à l’encre de mon instinct, de
mon coeur et de mes sens; ma plume sans glotte en chat grain d’essence ciel d’en criée évidée en écrits vains. Les mots râlent en caractère qui a du chien, se tendent sous l’ultime caresse de vos
yeux, démo d'une lecture sensuelle et l’hym(ne) moral. Les verbes des sentiments sont or felins de leur tête de bande : aimer a été mis au piquet pour avoir conjugué son sexe à
la fenêtre et a été bâillonné car ce rebelle roucoulait en liaison textuelle croqués par ma paume de main et expirent sous la lune abstraite de mes nuits singulières … il ne reste plus qu’eux qui
sont home let ou plus exactement go home chez ta femme à laquelle je t’ai renvoyé car infirme hier elle est ta seule cherté ….
Le rideau tombe sur cette conjugaison de la vie de nos mots
Murmure du silence qui te cajole le regain sensoriel d'un je t'aime.
Grisant thème qui fleurit l'outre-tombe d'une histoire qui n’avait pas eu d’il était une fois, morte au champ donneur de leçons malapprises.
Ne pas oublier la dérision de Dame la Vie qui se moque de nous et jongle allègrement avec les âmes dans un magnifique mouvement de hanche aléatoire.
Ne pas oublier que l'existence est un fil de paillette qui te conduit dans les coulisses du néant..
Tout est spectacle !
Voilà le mot est lâché.
Être ou paraitre, éternel des bas de soi sur sa cuisse à la peau mouchetée de questions existentielles.
Triste n’est pas votre âme, à cause de moi Monsieur.
No Man, no cry !
Vos larmes ne sont qu’illusions, opacités résiduelles d'un sensoriel périmé qui strient les joues de mon silence en balafres rougeâtres, sédimentation d'un
sentiment fossilisé, empourpré sur mon coeur qui s'est déchiré sur le fil dérisoire d'une amourette pour provincial qui s’encanaille. La pluie ne goutte pas chagrine dans votre cervelle rebelle,
mais peut-être y ruissellent mes mots aux voyelles cruelles. Ni votre voix s'est distillée dans l'alambic de ma mémoire même s'il ne reste qu'une vapeur aux murmures inaudibles. Ni les battements
de mon coeur ont effacé, un à un, les traits de votre visage même s'il n'en reste qu'un contour incertain. Non tout simplement vous vous êtes fait oublié et il n’est plus
temps de pleurer sur nos Amours, elles étaient des feintes. Elles gisent au fond d’un trou de mémoire où il inscrit :
A toi, Amour qui je ne voulais être lettre
majuscule, moi j’ai mots, les derniers :
Fermer sont à jamais nos feux naitre
A l’heure propice de se des Aimés
En éteignant le tic tac du silence
Ont été scellé il et elle dans le ciel
qui font montre de non résilience
en grain de peau aime pluriel …
Be happy ….Be happy, Monsieur ….
Elle n’est pas belle la vie
11 juillet 2009
Odile.G© texte et photo sous copyright n°00046557
Vos p'tits mots