Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 21:28




 

Vous, habitants de votre belle cité,
l’air insouciant et désinvolte, mais pompeux.
Maniant le verbe parfait, tel une épée
qu’avez-vous fait de vos artistes, de vos gueux ?

Messires, bourgeoises, l’ego surdimensionné,
aveugles et stupides, troupeau de bovins.
Prisant les dogmes, les règles à trois pieds
adorant parole d’homme, comme s’il pouvait être divin

Moutons, subissant le carnage,
jugulés par le pacte des loups, affamés,
signé par vos maîtres, au mauvais karma,
dans le sang de vos agneaux, égorgés

Maudits, je vous dis, les badauds,
maudit, le fruit de vos entrailles desséchées
Vos vers, vous rongeront les mots
Maudits, jusqu’à vos dernières lignées

Vous voulez des vers en rime, vous voilà servis,
Vous n’y lirez pas mon cœur, mais la fureur de ma peine.
Me dressant devant vous, sur les pierres du parvis.
Ne recevez point mon âme, mais la rage de ma haine

Allumez, le bûcher…
de la vanité.

 

Par Odile - Publié dans : ilet d'émaux - Communauté : Les vieilles agrumes
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