Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 17:24

D'Elire de Morphine

yy4rczug

L’obscurité doit descendre la rivière
Du rêve nocturne qui vit,
Au courant de la morphine la lumière
Coule dans l’urne de ma vie.

La folie frappe, je garde le contrôle
Du saut dans cet abîme odieux.
Je suis dans cette dimension où je colle
Mon œil à la serrure des dieux.

Je fais des claquettes sur un plateau d’argent
Sous une pluie de paillettes.
Je porte des bracelets en peau de serpents
Tués par un gypaète.

S’efface la cause, restent les symptômes,
Le paradis s’ouvre pour moi
Mais une épée de Damoclès oscille comme
Un arbre qui vibre et s’abat.

Je danse le rock dans les étoiles perdues
Lié au fil d’une araignée.
Créature de la nuit dans le temps confondu,
Hun de l’espace dévoyé,

Ma lèvre éponge tout l’amour de la terre
Je libère mes phantasmes
Et sème l’orgasme au con de l’univers
Qui s’ouvre dans un spasme.

Mon esprit est ouvert, mon désir est aurore,
Mais où es tu plaisir absolu ?
Des cauchemars érotiques d’où je me sors,
Éveillé par un regret aigu

J’essaye d’attraper le rêve dans mon corps
Où la Joconde est diabolique…
Et le plaisir et la douleur et le remords,
Que distillent vos alambics ?

Je vais rentrer dans les limbes miraculeux
D’où le hasard m’a sorti,
Sur le chemin les nuages saignent leurs bleus
Reproduisant mon F.I.J

Satellite de ma folie je tiens la rampe
Du néant et la morphine
M’entraîne dans le courant ou la mort campe
Parmi les algues sous-marines

L’iconoclaste
Sortis des cartons pour Odile

 

 

Ce texte est la propriété de l'iconoclaste Tous droits réservés ©





Par Odile - Publié dans : ilet d'émaux - Communauté : Les vieilles agrumes
boîte à p'tits mots - Voir vos 0p'tits mots
Retour à l'accueil

Bienvenue ...

Muse hic

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés