Vendredi 19 mars 2010
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09:40
Il flotte les débris de notre histoire,
Que j'ai jetés à l'eau...
***
Il y a ces hommes qui ne rament plus droit,
Plus assez fort.
Le vent a peur de notre voile, mais le drapeau noir s'agite toujours
Comme une tempête imminente
Un appel à la guerre.
Il plane un chant que nous avons en tête quand nous brossons le pont,
Quand nous ne le brossons plus.
L'océan est silencieux, les sirènes sont cuites, il n'y a pas de carotte à bord.
Certains deviennent cinglés
Je les ai entendus
Ils sautent la nuit, rencontrer les récifs pour que tout s'arrête
Je crois que nos yeux sont trop fatigués.
Les nouvelles terres existent,
Elles sont juste dans les rayures de la boussole teintée de cuivre,
Englouties dans la carte
Perdues dans la longue vue.
Les trésors obsèdent le cœur quand la folie n'est pas
Ils ont une représentation différente
Pour chacun de nous
C'est souvent une femme, un fruit
Ou le souhait d'une longue vie de fermier.
Ces richesses ne sont jamais dans un coffre
Enterrées parmi les os d'un découvreur de mauvaise augure.
L'ombre du palmier n'est qu'un fantasme,
Le canon, le sabre ne sont que les jouets
De celui qui rêve d'une odyssée
Au pays des golems.
Le fond des bouteilles de rhum nous fait oublier
que nous n'y arriverons pas.
***
Quand la lune est apparue
Le capitaine est sorti de sa cabine
Le visage renfrogné.
Il a dû avaler plusieurs fois sa salive
Pour tenter de nous dire quelque chose
J'ai remarqué alors qu'il était difficile
De s'excuser auprès des hommes,
De dire adieu quand on bégaye.
Une syllabe a eu le temps s'échapper
De sa bouche tremblante
Qu'ils ont tous terminé à sa place,
En criant "à demain capitaine!".
Je n'ai pas eu le coeur de dire un mot,
Lui non plus n'a pas pu continuer.
Nous nous sommes regardés puis il est parti
Le regard un peu bas pour se dissimuler
Des âmes éméchées.
J'ai gravé sur des lames de tonneaux,
Les noms de ceux qui sont partis,
Qui s'en iront ce soir.
J'ai mis dans des bouteilles chaque parole
Que j'ai récoltée au fil des jours.
***
Je regarde flotter les débris de notre histoire
Que j'ai jetés à l'eau
Et j'imagine qu'un jour
Naîtra une légende dont je serais le héros.
10/09
Ce
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Mercredi 17 mars 2010
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17:30
JE SUIS DE CES
FEMMES
Je suis de ces femmes à la passion absolue
Qui de sa tourelle prêche haut son amour
Même s'il se trouve parfois, sans espoir, sans issue
Je suis de ces femmes attendant nuit et jour
Je suis de ces femmes croyant dur au bonheur
Même s'il s'annonce dans des torrents de larmes
Je me laisse porter par les élans du cœur
Car devant le vide, ils sont mes seules armes
Je suis de ces femmes, palpitant et rêvant
Aux longues tirades clamées sous les étoiles
Pensant que le premier est l'éternel amant
Qui dans tous ses regards se voit parée d'un voile
Je suis de ces femmes qui ne savent aimer
Qu'en couchant dans son lit, de folles démesures
En cherchant l'infini dans l'ardeur d'un baiser
Et bravant l'inconnu sans remparts ni armures
Laurence Pâté
Le 27 Octobre 09
Poème
inspiré par une chanson intitulée
" Et s'il
n'en restait qu'une" écrite par Françoise Dorin
et
interprétée par Céline Dion
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Mercredi 17 mars 2010
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17:24
D'Elire de Morphine
L’obscurité doit descendre la rivière
Du rêve nocturne qui vit,
Au courant de la morphine la lumière
Coule dans l’urne de ma vie.
La folie frappe, je garde le contrôle
Du saut dans cet abîme odieux.
Je suis dans cette dimension où je colle
Mon œil à la serrure des dieux.
Je fais des claquettes sur un plateau d’argent
Sous une pluie de paillettes.
Je porte des bracelets en peau de serpents
Tués par un gypaète.
S’efface la cause, restent les symptômes,
Le paradis s’ouvre pour moi
Mais une épée de Damoclès oscille comme
Un arbre qui vibre et s’abat.
Je danse le rock dans les étoiles perdues
Lié au fil d’une araignée.
Créature de la nuit dans le temps confondu,
Hun de l’espace dévoyé,
Ma lèvre éponge tout l’amour de la terre
Je libère mes phantasmes
Et sème l’orgasme au con de l’univers
Qui s’ouvre dans un spasme.
Mon esprit est ouvert, mon désir est aurore,
Mais où es tu plaisir absolu ?
Des cauchemars érotiques d’où je me sors,
Éveillé par un regret aigu
J’essaye d’attraper le rêve dans mon corps
Où la Joconde est diabolique…
Et le plaisir et la douleur et le remords,
Que distillent vos alambics ?
Je vais rentrer dans les limbes miraculeux
D’où le hasard m’a sorti,
Sur le chemin les nuages saignent leurs bleus
Reproduisant mon F.I.J
Satellite de ma folie je tiens la rampe
Du néant et la morphine
M’entraîne dans le courant ou la mort campe
Parmi les algues sous-marines
L’iconoclaste
Sortis des cartons pour Odile
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Dimanche 14 mars 2010
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18:44
Sexe and love…what else
baby?
Lorsque son envie se hip hop en rap,
Hyaline vapeur de son écorce bandée s’échappe,
Viens là ma petite tigresse que j’te confesse,
De l’aube au crépuscule c’est non stop sexe
J’omets l’horizon, ma mémoire n’est plus que mirage,
De ses doigts habiles, me déleste de ce terrible corsage,
Yeux fermés, je lui confie mon cœur et mon intimité,
De ses lèvres curieuses, ma féminité est accostée
Sous ses ailes, je me tiens à cette position propice,
Lys de sa virilité, erre dans le mystère de mes abysses,
Fougue de nos accolades se reflète dans le miroir,
Du Palais des sens, nous voilà Reine et Roi d'un soir
Ni d’embouteillage, ni de panne
Tels deux oiseaux survolant ciel sans l’ombre d’une douane,
Lui, est une marque déposée, made in french !
Bébé régale moi… more and more de ton punch
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Dimanche 14 mars 2010
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18:33
[Pour E.]
Dans les creux de ma bouche, un murmure ténu,
S'esquisse, doucement, froissement ingénu...
Sur mes lèvres le manque établit son empire.
Et ce soupir m'échappe, il s'enfuit pour s'inscrire,
Sur mes songes béats en encre de tes yeux;
J'ai écrit ton prénom sur les rives des cieux.
Les couleurs de mes jours sont un rêve orfévré,
Qui palpite, impatient, embrasé, et gracile;
Tu prêtes à mes nuits l'éclat enfiévré,
Régnant sur les amants à la passion fébrile.
L'envie, incessamment, harcèle ma conscience,
Et dans mon doux tourment au parfum sulfureux,
L'extrait enivre, exquis, mon impatience;
Tu grises mon cœur si vivement amoureux.
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