Les ballons dirigeables coulent en silence...
Peinture de guerre sur un plafond en ruine.
Je ne me suis pas demandé ce matin
Si nous étions maudits,
S'il fallait vraiment partir pour exister...
Je suis resté assis dans les décombres,
Te regardant t'habiller
Avec la passion d'une pionnière
Tu détournes l'ennui de mes jours
Et les jours de leur faim.
Quand on te croise tu baisses la tête
Seul apparait alors, un sourire sur ton chapeau.
Sous le saphir de la petite aiguille de pendule
L’incantation cachée d’un vieux vinyle
Se marre en trente trois tours :
Le huitième ciel n’existe pas.
Montres et leurres ce que nous avons vu
Les mondes au travers des fissures
Les illusions maquillées d'espoir,
L'obole brisée aux pieds des impotents
Les idéaux se noient dans l’océan du fatras
Le bonheur sang glotte en chas grain
Par chemin, impasse des cent à venir.
« Re gozh an douar ewid aber goap anezi »*
Plutôt que d’habiller d’apparence nos existences
A la voir se vêtir en haillons, nous la désertons.
Nous n'emporterons pas nos maux au paradis
Dites leur
Que ce n'est pas notre direction"
* la terre est trop vieille pour qu’on se moque d’elle.
26 juillet 2009
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