Breiz tao

Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 22:56

  On fête la  chandeleur ... le 2 février

 

 Mais d'où vient cette tradition ?

 

 

  Histoire

 

Chandeleur… ça vient de chandelier ..

…ou plutôt de chandelle. Une fois de plus, - rattachée maintenant aux festivités qui entourent la Nativité - la fête de la Chandeleur est liée à la LUMIERE. Mais aussi à la PURIFICATION, la FECONDITE, la PROSPERITE, toujours très proches dans les croyances et traditions.

A l'époque romaine

On fêtait à cette date, vers le 15 février, le dieu de la

FECONDITE Lupercus au cours des Lupercales, Lupercalia, jours de la fertilité, car c'était le début de la saison des amours chez les oiseaux ! et nous verrons par ailleurs qu'un certain Valentin, opposé aux romains, a son mot à dire le 14 février…

 

Chez les Celtes

 Ensuite, il faut rappeler que l'on trouvait un rite lié à la PURIFICATION chez les Celtes, encore eux, ceux qui craignaient tant le noir et le froid au soir de la grande nuit d'Halloween. A l'inverse, l'hiver tirait à sa fin en février : la fête d'Imbolc le 1er février (à noter qu'ils avaient à nouveau un jour d'avance sur la fête catholique !) était fête de la purification de l'eau, pour s'assurer fertilité et fécondité avec le retour de la vie en cette fin d'hiver

  

 

 

C’est la célébration du feu et de la lumière, aussi associée à la guérison, à la divination et à la prophétie.
Cette fête célèbre la purification, la croissance spirituelle et les nouveaux départs, c'est pourquoi elle est une des époques traditionnelles d'engagement personnel.
Au coucher du soleil, la tradition veut qu’une lumière irradie dans chaque demeure, même pour un petit instant, on peut ainsi allumer une lampe ou une chandelle derrière la fenêtre.

 

 

 

 

C'est une fête qui célèbre la venue prochaine du printemps et dont l'objet est de se concilier les dieux, afin qu'ils favorisent le renouveau. Présidée par la figure féminine de Brigid, Imbolc accordait toute son importance à la lune, astre féminin dans l'esprit des Anciens comme en atteste encore notre langue. Certains prétendent d'ailleurs que la tradition des crêpes de la Chandeleur en serait un héritage, cet aliment faisant office d'image terrestre de la lune.

 

Par Odile - Publié dans : Breiz tao - Communauté : Les vieilles agrumes
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 19:42

L'église catholique avait entrepris … dès la fin de l'empire romain un vaste chantier de remplacement des rites païens par des fêtes religieuses -comme pour Noël-.

La fête des chandelles

 

 


Fête de tradition catholique, la Chandeleur célèbre originellement la présentation de l'enfant Jésus Christ au Temple, précisément 40 jours après sa naissance.

 

  Là tout se complique et beaucoup de catholiques ne savent plus trop de quoi il s'agit. Car le 2 février est officiellement aujourd'hui la "Purification de la Vierge".  Dieu a préservé Marie du péché originel, alors pourquoi cette purification?

 

En fait ...Marie se sait simple mère et elle est juive. Elle se conforme donc tout simplement à la loi de Moïse, car selon les rites hébraïques, la mère doit se présenter au temple avec son enfant nouveau-né. Jésus, enfant juif, est présenté au Seigneur au temple par ses parents 40 jours après sa naissance. On fait le sacrifice de tourterelles ou de petits pigeons. Quoi qu'il en soit, Marie rencontre Saint Siméon qui prophétise devant elle le destin tragique de son Fils. Lui qui jusque là n'était que la lumière du monde, le Messie tant attendu. …

 Fête de tradition catholique, la Chandeleur célèbre originellement la présentation de l'enfant Jésus Christ au Temple, précisément 40 jours après sa naissance.

La fête de la Chandeleur tire d'ailleurs son nom du latin festa candélabre -fête des chandelles-

 

 

 

Chandeleur vient précisément de candela - la chandelle - reprise dans l'expression Festa candelarum, fête des chandelles. Car dans les églises, les torches sont remplacées par des chandelles bénies que l'on conserve allumées, autant pour signifier la lumière que pour éloigner le malin, les orages, la mort,etc… et invoquer les bons augures à veiller sur les semailles d'hiver qui produiront les bonnes moissons de l'été prochain. Les cierges bénis sont emportés dans les foyers pour le protéger.
C'est en mémoire de cet événement, qu'à partir de 492 fut organisée une procession annuelle, au cours de laquelle étaient allumés des cierges bénis.

 

 . Lors d’une de ces processions est né aussi le traditionnel partage des crêpes chaque 2 février. Afin d'encourager et de récompenser les nombreux pèlerins venus jusqu'à Rome pour fêter la Chandeleur, le Pape Gélase 1er leur distribua des crêpes (de crispus, ondulé en latin), appelées "oublies" en ce temps, -on dit même qu’il les chapeautât avec … donnant ainsi naissance à une tradition toujours respectée.
 
 

 

Ainsi le pape Gélase Ier au Vè siècle (j’y reviendrai lors de la Saint Valentin) remplaça le vieux rite païen des lupercales, rite de la lumière hérité des romains par une fête religieuse, la fête de la Chandeleur, où l'on commémore 40 jours après Noël un rite…hébraïque.

 

 

Aujourd'hui,  

 

 

On bénit les cierges .. pour rappeler que …

Jésus est lumière du monde. ..

 

 

 

 

 

 

Par Odile - Publié dans : Breiz tao - Communauté : Les vieilles agrumes
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 10:47

En orient

c'était jour chômé.

En occident

on portait des torches en procession, signe de lumière.

Cette fête devînt du même coup en 1372 en Avignon fête de la Purification de la Vierge.

Dans le monde paysan

 

  Dans les campagnes françaises, ce jour s’accompagne de festivités.

le 2 février symbolise également la sortie de l'hiver et le retour au travail agricole. Les chandelles bénies étaient donc conservées par les paysans superstitieux qui les rallumaient dans le but de protéger les futures récoltes. Avec le temps, les crêpes devinrent également un témoignage d'allégeance des fermiers envers leurs seigneurs, qui s'en voyaient offrir chaque année.

Il n’était pas rare au XIXe siècle que le 2 février soit un jour chômé. Pour les mentalités, il rappelait aussi le passage du repos forcé de l’hiver à la reprise des activités agricoles. La tradition de faire sauter les crêpes avec une pièce d’or trouve là son origine. En effet, elle assurait une protection sur les récoltes, notamment le blé et le sarrasin. Elle augurait que la récolte serait bonne toute l’année. C’est la raison pour laquelle on conservait notamment crêpes et galettes en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante.     

C'est pourquoi de nombreux dictons sont nés de ce jour de février, sur le même thème

 

Dictons
De nombreux dictons rappellent que les fêtes chrétiennes restent inscrites dans le calendrier cyclique des saisons :

 

                                                    -à écouter trop la météo .. on passe sa vie .. au bistrot-

 

« S’il pleut à la Chandeleur, les vaches auront beaucoup de beurre… « 
"Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure "
" A la Chandeleur, l'Hiver s'apaise ou reprend vigueur "
" A la Chandeleur, il fait jour à 6 heures à chaque travailleur sauf au tailleur et au fainéant "
" A la Chandeleur, le jour croît de deux heures "
" A la Chandeleur, grande neige et froideur "
" A la Chandeleur, le froid fait douleur ".

  

 Les crêpes

Tous ces symboles se retrouvent aujourd'hui.. dans cet emblème de la Chandeleur qu'est …la crêpe.

Ce disque doré rappelle lui aussi le soleil,..dont le retour commençait enfin à se préciser pour les Celtes.

C’est la bénédiction « crêpes » du Pape Gélase 1er …

La crêpe est faite à base du froment de la moisson précédente, que l'on utilise ainsi en quantité car les futures moissons ne sont plus très loin ! Voilà sans doute pourquoi la crêpe est si populaire en Bretagne.

 

Avec une bolée de cidre…

la fête est complète. ...

 

 

 

Par Odile - Publié dans : Breiz tao - Communauté : Les vieilles agrumes
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 08:42

Les crêpes de la chandeleur

 

Chaque année, le 2 février, on fête la chandeleur …en mangeant des crêpes.

En Bretagne, les crêpes portent le nom de krampouezh [-poué] … et un krampoueshour [-sour], c'est un amateur de crêpes.

C’est le moment, donc … de sortir sa krampouzh .. sa billig * ou sa poêle à crêpes ! Ou Galétoire, galetière, tuile, pierre, pillig ou billig.

 

 

Ces termes désignent la plaque en fonte typiquement bretonne sur laquelle on cuit les galettes de sarrasin ..

Tandis que le rozell est une raclette en bois qui sert à bien étaler la pâte.

Ce qui fait la spécificité de la crêpe bretonne, c’est en effet l’usage de la farine de sarrasin .. .qui lui apporte son petit goût acidulé si particulier.

La coutume est de faire sauter sa crêpe de la main droite, avec une pièce d'or dans la main gauche afin de s'assurer prospérité pour l'année.

Si la Bretagne est connue pour être la patrie des galettes de blé noir, c'est parce que les terres et le climat tempéré convenaient parfaitement à la culture du sarrasin.

De quand date la tradition de la crêpe en Bretagne ?  A la fin du XVe ou au début XVIe . Saviez- vous que les bretons dégustent des crêpes depuis la fin du XVe siècle ?

  Le sarrasin … cette plante venue d'Asie
On estime l'apparition des premières galettes à 7 000 avant notre ère. A l'époque, elles étaient préparées à partir de toutes sortes de céréales et entraient dans la nourriture de base, au même titre que les soupes et les bouillies.

Le sarrasin, ou blé noir, a fait son apparition en France au XIIème siècle au retour des Croisés, à qui l'on doit l'importation de cette plante d'Asie. Car contrairement à son nom, le sarrasin n'a rien du blé, et appartient aux polygonacées comme l'oseille ou la rhubarbe, même si de par sa culture et son utilisation on a tendance à le classer parmi les céréales.
Si la Bretagne est connue pour être la patrie des galettes de blé noir, c'est parce que les terres et le climat tempéré de ce pays convenaient parfaitement à la culture du sarrasin. On surnomme par ailleurs cette plante, plante des 100 jours, en référence à sa culture qui s'étend sur trois mois de juin à la fin du mois d'août.
Ce sont les Hollandais …qui ont introduit le blé noir en Bretagne.

Le froment étant réservé aux riches propriétaires, longtemps le sarrasin, et notamment les galettes, a fait office de pain dans les bouillies et les soupes qu'il rendait plus consistantes. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle, et la démocratisation du pain au froment, que le sarrasin a perdu de son influence dans la gastronomie.

A cette époque... C'était le plat du pauvre!

La graine était transformée en farine, ce qui permettait de nourrir toute la famille. Au moins une fois par semaine, on fabriquait des crêpes ou galettes sur une poêle ou une billig. On accompagnait ses produits, selon les zones, avec de la saucisse ou du beurre salé. Même avec la quasi-disparition du blé noir au XXe , cette tradition s'est maintenue. Dans le Finistère, jusque dans les années 1960, on allait le vendredi, en famille, manger des crêpes de blé noir chez la crêpière du village, en y emmenant son beurre, ses oeufs, ses confitures. Ce plat était mangé au moins une fois par semaine et ce jusqu'aux années 1960. Avant que le froment ne devienne donc accessible à tous, existaient deux types de préparations à base de sarrasin : la galette et la crêpe de blé noir.

 En Basse-Bretagne, on réalisait une galette longuement travaillée à la main, très craquante et friable cuite sur le billig . Alors qu’en Haute-Bretagne, on réalisait une galette plus souple, découpée en lanières dans des soupes ou servie garnie d’œufs, de jambon… C’est cette dernière qui a le plus essaimé.

Communément, le terme “galette” désigne la crêpe de blé noir salée et “crêpe” la crêpe de froment sucrée. Ceci dit, le mot breton “Krampouezh” désigne indifféremment crêpes salées et sucrées. Et les choses se compliquent encore quand on sait que les deux types peuvent être composés d’un mélange de farines de sarrasin et de froment.

A l’origine, la proportion de froment, plus cher que le sarrasin, variait selon la richesse des familles. Le sarrasin était en effet plus facile à cultiver car poussant vite et nécessitant peu de soins. De plus, on pouvait le broyer gratuitement avec des moulins à bras sans devoir passer par les moulins payants.

La Bretagne est divisée concernant l'appellation de cette fameuse préparation:

Dans le pays breton , il s'agit de crêpes, qu'elles soient de blé noir ou de froment.
Dans le pays gallo
, les crêpes salées sont des galettes …on raffole même du “hot dog” breton, une galette dans laquelle on a enroulé une saucisse de porc …et la traditionnelle galette saucisse vient de cette partie de la région uniquement!

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 08:22

 Crêpes … ou galettes ? 

 

 

 

C'est un produit multiple, riche et divers.

 

On distingue nettement deux secteurs aux cultures différentes.

A l'ouest

Le pays breton, en gros du Trégor jusqu'à Lorient et englobant tout le Finistère, on ne parle que de crêpes et pas de galettes. C'est soit une crêpe de froment faite avec du lait ou une crêpe de blé noir avec de l'eau. Elle est cuite sur une billig. Certains mettent un peu de blé noir dans le froment. La crêpe de blé noir est plus sud-finistérienne et des Montagnes Noires (Gourin) que dans le Nord-Finistère. C'est un produit fin, léger, très cuit, qui se conserve au moins quinze jours. Dans le pays bretonnant, ce qu'ils appellent la galette …est faite à la poêle.

Dans le Pays gallo

Ille-et-Vilaine …des Côtes-d'Armor et du Morbihan..la tradition est autre.

La crêpe est, ici, un produit épais et de courte conservation. Quant à la galette, cuite sur une billig, elle est faite de blé noir, d'eau et de sel.

La tradition de la galette saucisse, développée depuis très longtemps, se pérennise alors qu'elle est quasi-inconnue dans le pays breton.

Entre les deux régions

du Trégor-Guingamp-Saint-Brieuc … jusqu'à Vannes-Lorient…

C’est un peu un mélange des deux savoir-faire.

 

Si de nos jours ..

Certains ajoutent des œufs, du beurre, voire du lait ou de la farine de froment afin d'obtenir une galette plus souple et colorée, la recette d'eau, de sel et bien sûr de sarrasin, demeure la même depuis bientôt 1000 ans.

Au XXe siècle, pour faire de la galette un repas complet …on lui a adjoint des garnitures très variées :

œufs, charcuteries, légumes, fromages… poissons .. crustacés

 

Combien pèse au plan économique le secteur de la crêpe ?

Le poids économique n'est pas négligeable. Entre 3.500 et 4.000 personnes vivent de la crêpe dégustation en Bretagne. Il faut rajouter les marchands ambulants, plus difficiles à recenser, et les fabricants de crêpes à emporter. On sait que les 60 meuniers de Bretagne commercialisent entre 12.000 et 15.000 tonnes de farine de froment et

de blé noir dans les quatre départements.

 

A quand le label et l’appellation d’origine contrôlée ?

 

Chargé de mission à la chambre régionale de métiers à Ploufragan (22), Marcel Courtas travaille sur ces deux projets liés à la crêpe :

la création d'un label pour les crêperies

la reconnaissance d'une appellation d'origine contrôlée « blé noir de Bretagne ».

Espérons que d’ici peu .. Il mènera à bien .. sa mission!

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Odile - Publié dans : Breiz tao - Communauté : Les vieilles agrumes
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